La confédération patronale suédoise Svenskt Näringsliv note les programmes des partis politiques et publie un rapport défavorable à l’arrivée des partis de gauche au pouvoir

a00c75e7f0dfa3c8d00f99281a24a873Un article de Virginie Hours pour Helvicom

Dans un rapport de novembre 2009, la confédération patronale Svenskt Näringsliv, donne son avis et attribue des notes aux différents programmes économiques des 3 partis de gauche, le parti social-démocrate, le parti écologique (miljöpartiet) et le parti de gauche (vänsterpartiet). A travers une étude de leurs propositions, elle analyse quelles pourraient être les conséquences de leur arrivée au pouvoir pour les entreprises. Le résultat est rude pour ces partis qui souhaitent se présenter, chacun à leur manière, comme ayant une politique nouvelle à destination des entreprises.

Des propositions qui sont encore jugées globalement défavorables aux entreprises :

Les différentes politiques ont été étudiées par rapport à l’impact direct qu’elles auraient sur la rentabilité des entreprises, leur développement, la croissance et l’emploi. Elles ont ensuite été notées sur une échelle allant de 1 à 5. C’est le parti écologique qui s’en sort le mieux avec une note de 2+, suivi des sociaux-démocrates avec une note de 2, et enfin, du parti de gauche avec 1.

La critique principale concerne le projet identique d’augmenter les impôts : le parti social-démocrate souhaite augmenter les impôts à hauteur de 20 milliards de sek la première année, tout en réintroduisant l’impôt sur le revenu ; le parti écologique prévoit une augmentation à hauteur de 17 milliards et le parti de gauche, à hauteur de 47 milliards la première année. Svenskt Näringsliv pense qu’il faut aider les entreprises à gagner de l’argent alors que la politique d’augmentation des impôts conduit à rendre moins rentable d’investir et d’embaucher.

L’opposition veut également diminuer la différence entre travailler et ne pas travailler à travers le relèvement du plafond des indemnités chômages, l’augmentation du niveau des cotisations pour l’assurance-chômage et de la contribution maladie. Selon Sigrhild Arnegärd Hansen, présidente de Svenskt Näringsliv, ces propositions auraient comme conséquence, de rendre moins rémunérateur le fait de travailler et de se former, et compliquerait la tâche des entreprises de recruter.

Un autre reproche est que les propositions ne visent pas à simplifier le travail des dirigeants d’entreprises, mais plutôt à apporter un soutien à des branches déterminées ou à des situations particulières, faussant ainsi la concurrence entre les différentes entreprises et les branches. Par exemple, les différents partis proposent de diminuer les charges sociales (15% pour les sociaux-démocrates ou 10% pour le parti écologique) pour les mono entreprises qui font une première embauche, ou de baisser les charges patronales pour les entreprises ayant un très petit nombre de collaborateurs (baisse de 10% pour le parti écologique ou de 5% pour le parti de gauche).

Une coalition qui se prépare aux élections d’après 2010 :

Le leader du parti de gauche Lars Ohly, a écrit récemment un article intitulé « maintenant, nous sommes le parti favori des PME mais les PME ne le savent pas encore. » Le porte-parole des sociaux-démocrates pour les questions industrielles et économiques, Timas Eneroth,  a affirmé qu’ils avaient renouvelé leur politique de l’emploi et avaient aujourd’hui une politique moderne à destination des petites entreprises, de l’industrie et du secteur des services. Si tout n’est pas parfait, Svenskt Näringsliv trouve effectivement qu’il y a de bonnes idées dans les différents programmes, comme le soutien à l’exportation pour les PME, l’augmentation des investissements dans les infrastructures ou le soutien important à la recherche et au développement dans les entreprises (par le biais de réduction d’impôt pour le vänsterpartiet par exemple). Svenskt Näringsliv fait référence également au souhait des sociaux-démocrates d’un abattement du capital-risque.

Ces 3 partis souhaitent se présenter ensemble sous la forme d’une coalition « grön-röd » (verte-rouge), après les élections de 2010 ; leur politique définitive dépendra donc du résultat des négociations entre eux. En attendant, les 3 partis se sont réunis le 28 novembre pour présenter une réponse commune et inviter Svenskt Näringsliv et des entrepreneurs à une discussion sur la politique de l’emploi.

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