Les retraites publiques en Suéde: le rapport du Comité d’Orientation des Retraites

Un extrait de la lettre décrivant les présentations des intervenants du 7e colloque du COR (16 octobre ) consacré au systéme de retraite public suédois.

En dehors de « l’enveloppe orange » pour le droit à l’information et des « comptes notionnels », qui font dépendre le montant des pensions de l’espérance de vie à la retraite, le nouveau système de retraite suédois, instauré en 1998, est encore assez méconnu.


De nombreux pays s’en sont ouvertement inspirés notamment l’Italie et la Lettonie (1995) ainsi que la Pologne (1999) même si ces pays rencontrent de nombreuses difficultés : selon l’OCDE, le bilan de ces réformes est en conséquence incertain, avec des systèmes de retraite non encore stabilisés.

La réforme du système de retraite public suédois
Dans cette « lettre », nous limitons notre analyse au système de retraite public en Suède. Toutefois, il faut avoir à l’esprit qu’il existe en Suède des régimes de retraite complémentaires par capitalisation, négociés au niveau interprofessionnel entre les syndicats et les employeurs, qui occupent une place importante : 90 % des salariés sont adhérents à l’un de ces régimes et le taux de remplacement qu’ils offrent est en moyenne de l’ordre de 15 %, en contrepartie de taux de cotisation se situant entre 2 % et 5 % du revenu d’activité brut.

L’ancien système et les facteurs à l’origine de sa réforme
L’ancien système de retraite suédois versait deux types de pension : une pension universelle forfaitaire à tous les résidents et une pension complémentaire contributive. L’âge normal de la retraite pour ces deux régimes était de 65 ans mais la liquidation pouvait être anticipée dès 60 ans, moyennant une décote, ou repoussée jusqu’à 70 ans, donnant droit à une surcote. Les personnes âgées à faibles revenus bénéficiaient en outre d’un supplément de pension,
ainsi que d’allocations logement.

Dès sa création en 1960, l’ancien système appliquait un taux de cotisation supérieur à celui qui aurait suffi à financer les prestations du moment et a ainsi accumulé des réserves collectives, placées sur les marchés financiers. A l’origine, le provisionnement partiel des engagements du régime visait, d’une part, à lisser l’impact de la conjoncture sur le solde financier du régime, d’autre part, à constituer une épargne collective à un moment où les besoins de financement de l’économie suédoise étaient importants. Mais le montant des réserves a manifestement dépassé ces objectifs puisqu’il a avoisiné 40 % du PIB dans les années 1996-1998, équivalent à 5 ans de prestations.

La suite sur le site du Comité d’Orientation des Retraites

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