Norvège : comment les jeunes acquièrent une expérience professionnelle qui facilite leur entrée sur le marché du travail

L’éducation secondaire relève en Norvège des 19 comtés. La formation professionnelle est par ailleurs administrée au niveau de chaque comté par des comités tripartites (représentants des comtés et des partenaire sociaux).

Les jeunes norvégiens prennent en général plusieurs mois pour étudier ou pour travailler à l’étranger après la fin des études secondaires, avant d’entamer un cursus supérieur, ce qui leur donne une idée plus claire pour leur orientation professionnelle. L’accès à l’enseignement supérieur dépend des notes obtenues dans le secondaire supérieur, et chaque année d’expérience professionnelle donne des points supplémentaires. Les jeunes sont donc incités, vers l’âge de 17 ans, à entamer une expérience professionnelle avant d’accéder au cursus de leur choix. De ce fait, il est difficile dans certains cursus ( comme la médecine) d’entrer dans le cycle universitaire avant d’avoir quelques années d’expérience professionnelle.

Au niveau du secondaire supérieur (lycée), environ 40 à 50 % des étudiants suivent seulement des cours du cursus général. Les autres suivent un enseignement à visée professionnelle, comportant donc des stages ou une formation en alternance. Au niveau le plus élevé (correspondant à la terminale), un étudiant sur 6 est en apprentissage. Des mesures très importantes ont été prises en 1994 pour augmenter les formations en apprentissage, qui permettent d’accéder à l’enseignement supérieur, à des professions de santé et aux emplois de bureau. Un cycle de formation générale supplémentaire de 6 mois à tout étudiant qui a une formation professionnelle et souhaite entrer dans le cycle universitaire.

Les établissements d’enseignement sont par ailleurs très ouverts sur leur environnement. Les activités et les programmes sont adaptés selon l’environnement, et les travaux sur projet, qui constituent les méthodes pédagogiques dominantes, se font avec et dans l’environnement, donc les entreprises, le milieu culturel et social autour des écoles, ce qui permet aux élèves de connaître le milieu professionnel et de faire ensuite des choix éclairés. Plusieurs centaines d’établissements ont signé un accord avec des entreprises dans le cadre d’un projet national piloté par le patronat norvégien, pour permettre aux jeunes de mieux connaître le milieu du travail. Les actions consistent principalement en conférences des cadres de l’entreprise, visites structurées organisées pour les élèves ou les enseignants, projets et études de cas à intégrer dans le cursus, stages rémunérés ou non, participation de l’établissement aux programmes de formation de l’entreprise, etc.

Par ailleurs, le marché du travail norvégien est largement demandeur, ce qui signifie que les employeurs sont à la recherche de salariés. Un nombre important de jeunes de 16 ans et plus ont donc des emplois à temps partiel en dehors des heures scolaires, sans qu’il y ait de dispositif incitatif particulier. Le problème est plutôt la pression du marché du travail qui incite certains jeunes à cesser les études, et donc à renoncer à une qualification.

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