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Il y a 5 ans, j’ai rencontré Gisèle Caumont, et ce qu’elle m’a raconté de son exil volontaire en Suède pour pouvoir mener une vie normale qui lui était refusée en France m’avait impressionné et a changé ma vision du monde. Elle m’a aussi parlé d’un remarquable suédois, Adolph Ratzka, à l’origine des dernières lois suédoises, et je viens de trouver cette interview, réalisé par Radio-france. Je la recommande aux amateurs et aussi aux critiques du modèle nordique. Read the rest of this entry »
Ce texte est extrait de l’ouvrage: Le modèle social finlandais, écrit par Monika Biese et Alain Lefebvre, et publié aux Editions Liaisons.
Q : Le modèle social finlandais est-il réellement différent de celui de ses voisins nordiques ?
J.S. : En Finlande, nous sommes plus collectifs, notre modèle est plus universel, la composante occupationnelle, basée sur l’emploi, est moins présente, notamment dans le système de pensions. Nous avons aussi tendance à donner plus le choix aux gens Read the rest of this entry »
A signaler un nouveau numéro spécial de Liaisons Sociales Europe sur le modèle social finlandais, et sur le droit social de ce pays. En voici la présentation:
La réussite du modèle social finlandais, qui parvient à allier une économie hautement compétitive et une forte cohésion sociale, ne peut qu’inspirer les responsables français, tant au niveau de l’Etat que des partenaires sociaux. Si le Danemark a su exporter son modèle de flexicurité, la Finlande propose un système tout aussi performant et dont certains éléments sont facilement transposables en France. Ce numéro qui présente en profondeur le modèle social finlandais et son droit du travail, constitue une source d’inspiration tant pour l’administration, les acteurs de la protection sociale et du service public de l’emploi que pour les employeurs qui trouveront là les recettes ayant permis à la Finlande et à ses entreprises de faire face au vieillissement de la population active.
Éditions Liaisons
Collection : Numéros spéciaux Liaisons sociales Europe
Un article de Pierre Reman et Frédéric Delcor paru dans le n°12 de La Revue Nouvelle (Décembre 2006)
Dans tous les pays d’Europe, et singulièrement en Belgique, on s’interroge sur les modèles de protection sociale et de plus en plus, construction européenne aidant, on se compare les uns les autres. Même si les politiques de protection sociale restent du ressort des États membres, ceux-ci ont décidé au sommet de Nice en décembre 2000 de recourir à la méthode ouverte de coordination (MOC) pour favoriser la réalisation de plans d’action nationaux pour l’inclusion sociale. C’est d’ailleurs dans ce cadre que le plan belge pour les années 2006-2008 s’est récemment donné quatre objectifs : garantir à chacun un logement abordable et de qualité, développer l’activation et la diversité dans l’emploi et l’intégration sociale, lutter contre la pauvreté qui frappe les enfants et améliorer la gouvernance. Read the rest of this entry »
Il y a 5 ans, j’ai rencontré Gisèle Caumont, et ce qu’elle m’a raconté de son exil volontaire en Suède pour pouvoir mener une vie normale qui lui était refusée en France m’avait impressionné et a changé ma vision du monde. Elle m’a aussi parlé d’un remarquable suédois, à l’origine des dernières lois suédoises, Adolph Ratzka, et je viens de trouver cette interview, réalisé par Radio France. Je le recommande aux amateurs et aux critiques du modèle nordique. Read the rest of this entry »
Le Danemark mène une politique originale et exemplaire de maintien à domicile des personnes âgées et de lutte contre l’isolement.
Rédigé par Louise Denéchère
A l’origine, FRYSHUSET est une maison de jeunes classique dans un quartier difficile. Créée en 1984, elle propose des activités sportives et culturelles. A la suite d’épisodes de violence entre jeunes à Stockholm, elle organise, à la demande du gouvernement suédois, une campagne nationale d’information et de communication pour que les jeunes suédois puissent échanger sur leurs idées concernant la violence. A la suite du succès de cette démarche participative, Fryshuset a développé par la suite de grands projets sociaux, dont Lugna Gatan (les rues calmes), créé en 1995. Un lycée très particulier a ouvert ses portes en 2000. Read the rest of this entry »
Les autorités suédoises ont très tôt été confrontées au problème du vieillissement de la population et à ses conséquences sur les dispositifs de prise en charge des personnes âgées. En effet, la Suède a enregistré de faibles taux de natalité dès la fin du XIXème siècle, et le vieillissement de la population s’est donc manifesté en Suède plus tôt que dans bien d’autres pays. Cette prise de conscience anticipée a d’ailleurs conduit les autorités à nommer dès 1914 les premières commissions d’enquête sur l’assistance aux personnes âgées.
D’après des études menées en Suède, les aidants dans le cadre familial jouent un rôle deux fois plus important que la société en terme de soins et d’assistance apportés aux proches malades, handicapés ou âgés. La politique sociale vise donc à améliorer le soutien à ces personnes qui prennent en charge leurs proches.
Les services sociaux sont très développés en Suède et visent à satisfaire au mieux les attentes des citoyens ainsi qu’à aider les personnes qui prennent en charge des proches en difficulté.
La mise en place de ces services s’effectue sur trois niveaux :
• National: le gouvernement donne des directives à travers la loi et les mesures financières.
• Régional: les 21 conseils généraux sont responsables de la fourniture des services de santé à la population.
• Local: depuis 1992 (Ädelreformen), les 290 municipalités ont pour responsabilité de satisfaire les besoins des citoyens en terme de soins et services. Elles disposent d’une grande liberté car le gouvernement n’impose que le grandes lignes de la politique sociale.
Les analyses relatives à la flexicurité danoise insistent en général sur le niveau d’indemnisation du chômage pour justifier le sentiment de sécurité des salariés danois. Certes, le système d’assurance chômage est protecteur, même si, comme nous l’avons vu, il protège seulement 75 à 80% des personnes au travail et si son système de plafonnement entraîne une perte pour les salariés les mieux payés. Mais le système d’assurance chômage n’est qu’un élément parmi d’autres d’un modèle social étendu et efficace, qui joue certainement un rôle déterminant dans le sentiment de sécurité danois.En effet, les Danois bénéficient, de leur naissance à leur mort, d’une couverture sociale particulièrement étendue. En 2003, 2,2 millions de personnes touchaient une allocation, pour une population de 5,3 millions d’habitants. De plus, de nombreux Danois profitent de services en nature de leur municipalité: en effet, contrairement à nombre d’États, le système social danois est plus un système de services que d’allocations.
