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Le droit de l’employé de s’absenter du travail pour prendre en charge un enfant ou pour d’autres raisons familiales est régi par la loi relative aux contrats du travail. Ce droit concerne les situations suivantes :
- congé de maternité
- congé de maternité spécial
- congé parental
- congé de paternité
- congé parental à temps partiel
- congé pour garde d’un enfant
- congé pour garde d’un enfant à temps partiel
- congé temporaire pour garde d’un enfant malade
- absence due à des raisons familiales Read the rest of this entry »
Note écrite en 2006
Nous présentons ici une fiche avec un certain nombre de dispositifs concernant la petite enfance en Norvège.
Le congé au moment de la naissance
Il n’y a pas spécifiquement de congé maternité, l’ensemble est fusionné dans le congé parental. Sa durée est soit de 52 semaines avec 80 % du salaire, soit de 42 semaines avec 100 % du salaire (voir ci-dessous). Les parents peuvent partager la période de congé entre eux mais un certain nombre de semaines doivent être prises selon des règles spécifiques. Ainsi la mère doit prendre trois semaines de son congé parental avant la naissance de l’enfant, sinon elle perd ces semaines. Les six premières semaines après la naissance sont également réservées à la mère. Cinq des 43 semaines restantes (ou 33 si les parents ont choisi l’indemnisation à 100 %) sont réservées au père et constituent le « quota » du père, qui ne peut être transféré à la mère que dans des cas très particuliers. Les jours du père peuvent être pris au plus tôt six semaines après la naissance.
Si l’employeur donne son accord le père peut choisir de repartir ces jours sur plusieurs périodes ou de prendre par exemple un jour de congé par semaine durant 25 semaines. Les pères ont également droit à deux semaines de congé non payé immédiatement après la naissance.
Une note de Marine Tondelier, 2007
En Suède, la scolarité obligatoire ne débute qu’à l’âge de sept ans. La mise en place de structures d’accueil pour les enfants suédois avant leur entrée à l’école obligatoire, poursuit donc un double objectif. Tout d’abord, ces structures permettent aux parents de concilier vie de famille et vie professionnelle avant l’entrée de leurs enfants à l’école. De plus, ce système d’accueil de l’enfance stimuler le développement et l’apprentissage des enfants, conformément à l’objectif de la formation tout au long de la vie.
Ce double objectif est d’ailleurs parfaitement symbolisé par le fait que la responsabilité de l’accueil de l’enfance suédoise ait successivement été confiée au ministère de la santé et des affaires sociales (jusqu’au 1er juillet 1996) puis au ministère de l’éducation.
Un article critique publié par le Centre d´etudes de l´Emploi et écrit par CELINE MARC, Matisse/Université de Paris 1, et HELENE ZAJDELA, Centre d’études de l’emploi/Matisse/Université d’Evry-Val d’Essonne
INTRODUCTION
En France, depuis 1994, l’extension de l’Allocation Parentale d’Education (APE) aux parents
de deux enfants a provoqué une chute brutale de l’activité des mères concernées. Ce type de
dispositif entre fortement en contradiction avec les politiques de l’emploi les plus récentes
qui, au contraire, visent à accroître les taux d’activité (Prime Pour l’Emploi, prolongement de
l’intéressement à la sortie du RMI, plan d’aide au retour à l’emploi …). Le niveau d’activité
est en effet jugé trop faible et particulièrement pour les femmes : il s’élevait à 74,5 % pour
les hommes contre seulement 62,1 % pour les femmes en 2002. Cette contradiction entre la
volonté d’accroître les taux d’activité, des femmes en particulier, et des mesures de politiques
familiales comme l’APE, qui le diminuent considérablement, est gérée péniblement ex post
en mettant en oeuvre des politiques incitatives visant à réinsérer les mères dans l’emploi à la
sortie de l’APE (Aide à la Reprise d’Activité des Femmes).
