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Ce texte est extrait de l’ouvrage: Le modèle social finlandais, écrit par Monika Biese et Alain Lefebvre, et publié aux Editions Liaisons.


Q : Le modèle social finlandais est-il réellement différent de celui de ses voisins nordiques ?


J.S. : En Finlande, nous sommes plus collectifs, notre modèle est plus universel, la composante occupationnelle, basée sur l’emploi, est moins présente, notamment dans le système de pensions. Nous avons aussi tendance à donner plus le choix aux gens Read the rest of this entry »

A signaler un nouveau numéro spécial de Liaisons Sociales Europe sur le modèle social finlandais, et sur le droit social de ce pays. En voici la présentation:

La réussite du modèle social finlandais, qui parvient à allier une économie hautement compétitive et une forte cohésion sociale, ne peut qu’inspirer les responsables français, tant au niveau de l’Etat que des partenaires sociaux. Si le Danemark a su exporter son modèle de flexicurité, la Finlande propose un système tout aussi performant et dont certains éléments sont facilement transposables en France. Ce numéro qui présente en profondeur le modèle social finlandais et son droit du travail, constitue une source d’inspiration tant pour l’administration, les acteurs de la protection sociale et du service public de l’emploi que pour les employeurs qui trouveront là les recettes ayant permis à la Finlande et à ses entreprises de faire face au vieillissement de la population active.
Éditions Liaisons
Collection : Numéros spéciaux Liaisons sociales Europe

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Le droit de l’employé de s’absenter du travail pour prendre en charge un enfant ou pour d’autres raisons familiales est régi par la loi relative aux contrats du travail. Ce droit concerne les situations suivantes :

- congé de maternité
- congé de maternité spécial
- congé parental
- congé de paternité
- congé parental à temps partiel
- congé pour garde d’un enfant
- congé pour garde d’un enfant à temps partiel
- congé temporaire pour garde d’un enfant malade
- absence due à des raisons familiales Read the rest of this entry »

Un article de Pierre Reman et Frédéric Delcor paru dans le n°12 de La Revue Nouvelle (Décembre 2006)

Dans tous les pays d’Europe, et singulièrement en Belgique, on s’interroge sur les modèles de protection sociale et de plus en plus, construction européenne aidant, on se compare les uns les autres. Même si les politiques de protection sociale restent du ressort des États membres, ceux-ci ont décidé au sommet de Nice en décembre 2000 de recourir à la méthode ouverte de coordination (MOC) pour favoriser la réalisation de plans d’action nationaux pour l’inclusion sociale. C’est d’ailleurs dans ce cadre que le plan belge pour les années 2006-2008 s’est récemment donné quatre objectifs  : garantir à chacun un logement abordable et de qualité, développer l’activation et la diversité dans l’emploi et l’intégration sociale, lutter contre la pauvreté qui frappe les enfants et améliorer la gouvernance. Read the rest of this entry »

Un article de Philippe Aigrain

On n’en finit pas de répertorier les modèles suédois. La sociale-démocratie trouve en Suède un modèle qui montre que l’existence d’un taux élevé de prélèvements sociaux n’est pas incompatible avec l’innovation, l’efficacité économique ou la pertinence de l’action sociale. Le gouvernement actuel a fait référence au modèle suédois de réforme de l’Etat pour montrer que le choix de limiter les personnels sous statut de la fonction publique n’était pas contradictoire avec la qualité des services publics. Nous voilà maintenant avec un nouveau modèle suédois, portant cette fois sur les choix de cadre législatif et réglementaire pour internet, qu’il va falloir analyser avec soin. Read the rest of this entry »

Un article détaillé d’Alain Lefebvre sur la décentralisation en Finlande, préparé pour la revue Nordiques

Le développement de l’Union européenne a suscité de nombreuses études comparatives entre les pays qui la composent. La Commission européenne, qui dispose dans certains secteurs de prérogatives de nature réglementaire octroyées par les pays, notamment en matière de libre circulation des biens, des personnes et des services, a poussé dans d’autres secteurs au développement de ce qu’on appelle en jargon communautaire « méthode ouverte de coordination » Read the rest of this entry »

Il s’agit du livre de Marie-Laure LE FOULON: Le rebond du modèle scandinave

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176 pages
Prix : 16 €
Sortie : septembre 2006
ISBN : 2-915752-17-6

Pourquoi cet ouvrage ?
A l’heure où le « modèle » français, qu’il soit social, éducatif, industriel ou politique, subit le choc de l’économie globalisée, le « modèle » scandinave fait l’objet d’un intérêt renouvelé, mais aussi de fantasmes. Préféré par beaucoup au modèle anglo-saxon, jugé trop destructeur parce que trop libéral, il est aussi réputé plus proche de l’Etat-providence français, et donc mieux adapté aux réalités socio-économiques de notre pays.
Mais qu’en est-il vraiment ? Peut-on réellement parler d’un « modèle » scandinave unique, qui engloberait sous une même étiquette des pays aussi différents que le Danemark, la Finlande ou la Suède ? Et si des recettes existent, qui ont fait leur preuve, est-il possible de les adapter à un pays et une société comme la France ?

L’auteur : Marie-Laure LE FOULON est correspondante du Figaro pour la Scandinavie. Elle vit en Suède depuis plus de 10 ans et collabore régulièrement dans plusieurs médias suédois.
Le livre : Les pays scandinaves semblent aujourd’hui cumuler toutes les performances : l’économie y est plus compétitive, l’indice de bonheur plus élevé, les relations sociales plus harmonieuses et le niveau de corruption plus faible que dans tous les autres pays industrialisés.
Maire-Laure Le Foulon montre que ces performances s’inscrivent dans une histoire et une géographie particulières, marquées par un isolement contraint et un climat rude, mais aussi par l’éthique du luthérianisme, la proximité de la nature, le goût de l’innovation et de l’action tout autant que de la simplicité, et une passion, plus concrète qu’en France, pour l’égalité.
L’éthique protestante et coopérative, relayée par la social-démocratie, a permis aux pays scandinaves de bâtir un Etat-providence qui, de triomphant qu’il était dans les années 1970, a su surmonter les difficultés des années 1980 et s’adapter à la globalisation des années 1990.
C’est en misant sur la formation, l’innovation et la recherche que ces petits pays ont su trouver leur place dans l’économie mondialisée, certaines de leurs entreprises, comme Nokia, H&M et Ikea, se classant parmi les toutes meilleures au monde.
Sur le plan des mœurs, les sociétés scandinaves sont parmi les plus libérales de la planète ; les droits et la place des femmes, notamment, continuent à servir de modèle dans toute l’Europe. Enfin les droits sociaux, en matière de chômage ou de retraite, par exemple, s’accommodent parfaitement du très haut niveau de compétitivité exigé des entreprises.
Les pays scandinaves réussissent ainsi à concilier flexibilité et sécurité du travail, forte productivité et taux élevé de prélèvements obligatoires, liberté, solidarité et égalité.

Une synthése de Cyril Coulet
cyril-coulet.jpeg● Le modèle suédois : retour sur un concept ancien

■ Le concept de modèle suédois est apparu pour la première fois sous la plume d’un journaliste américain en 1936 : Marquis William Child. Son livre intitulé Sweden the Middle Way visait à mobiliser la référence à la Suède comme soutien à la politique du New Deal initiée aux Etats-Unis. L’ironie est qu’à l’époque aucun des éléments constitutifs du modèle suédois n’existe encore.

■ Le modèle suédois est mis en œuvre en 1957. Il est défini par deux économistes affiliés à la confédération syndicale LO : Gösta Rehn et Gustaf Meidner. Ce modèle repose sur les éléments suivants :

→ Une politique de détermination équitable des salaires qui s’appuyait sur :

- Une négociation centralisée des salaires entre la confédération syndicale LO et la confédération patronale SAF instituée par les accords de Saltsjöbad en 1938.

- L’application du principe d’une rémunération égale à travail égal quelle que soit la branche.

→ Une politique active de l’emploi qui accompagnait les restructurations industrielles au travers :

- de la formation professionnelle.
- des aides à la mobilité géographique.
- de la constitution d’un service public de la petite enfance pour favoriser l’emploi des femmes.
- d’aides ponctuelles à l’embauche pour les entreprises en expansion.
→ Une politique fiscale restrictive afin de limiter l’inflation en ponctionnant les excédents de revenus.

→ Une politique budgétaire et monétaire restrictive qui avait une double vocation

- limiter l’inflation.

- constituer une réserve financière publique afin de disposer de capacités excédant les stabilisateurs automatiques en phase basse du cycle économique.
● Le retour en grâce des pays scandinaves : le modèle nordique
■ A la fin des années 1990, le modèle nordique commence à redevenir une référence au niveau international consécutivement aux réformes entreprises au cours de la décennie 1990. Il présente toutefois un paradoxe au regard des prescriptions internationales puisqu’il repose sur :

- Un niveau de prélèvements obligatoires parmi les plus élevés au monde :

- 51% en Suède
- 50% au Danemark
- 44,5% en Norvège et en Finlande
- 41% en Islande
- 44,2% en France

La suite sur le blog de Cyril Coulet

Une contribution de Cyril Coulet
cyril-coulet.jpeg● La « flexicurité » ou la nouvelle politique active de l’emploi

■ Concept originellement danois qui fait irruption sur la scène politique française en 2005 à l’occasion du débat sur le contrat nouvel embauche (CNE). La flexicurité concilie flexibilité du marché de l’emploi et sécurisation des parcours professionnels.

→ Un degré de rigidité du marché du travail marqué par de fortes disparités mais plus faible qu’en France. Les chiffres cités ne concernent que l’emploi privé (source OCDE):

- France indice de rigidité= 2,9 sur 6

- Suède et Norvège = 2,7

- Finlande = 2,2

- Danemark = 2

- Royaume-Uni = 1,1

- Etats-Unis= 0,6

→ La flexibilité porte sur l’offre de travail en accompagnant l’évolution des compétences par le biais de la formation continue.

La sécurisation des parcours professionnels est opérée par l’importance des actions de formation complétées par un revenu de remplacement élevé au travers des allocations chômage.

● Le renouveau de l’Etat-providence

La réduction des déficits publics pour assurer le respect de la contrainte budgétaire inter temporelle de la nation.

La suite sur le blog de Cyril Coulet

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Une fois n´est pas coutume, voici un papier en anglais, que nous publions du fait de son intérët. Il s´agit d´une présentation faite pour l´Institut de recherche danois Carma, de l´Université d´Aalborg, où Jean-Claude Barbier est professeur associé. Il est aussi directeur de recherche au CNRS, Centre d’économie de la Sorbonne (CES - Matisse), Université Paris 1 Panthéon Sorbonne CNRS.

Introduction
In the past forty years a voluminous body of literature has been published to analyse the phenomena of European integration, Europeanization, convergence and diversity of all kinds of institutions and social practices across states that are members of the European Union. A long journey was made from the first studies, like for instance Ernst Haas’s who, in 1968, revisited his 1958 theory of ‘spill-over’, after General de Gaulle, to him, had changed the conditions of European integration, because he was “a true nineteenth nationalist” (1968: xviii). Spill-over, Haas thought in 1958, in the first edition of his book, was inevitable: it was, he wrote, “unlikely that the General Common Market can avoid a species of political federalism in or-der to function as an economic organ” (1968: 317). Why “political federalism” has still to really emerge in the present conditions remains to be explained and we will deal with only one small angle to this question, namely, the special case of the ‘social dimension’ of Euro-pean integration. We will contend here that, despite the immense change brought to Europe by the 50 years of initiatives started by the 1957 Treaty of Rome, despite the crucial aspect of ‘negative integration’ (Scharpf 2000) and the increasing homogenisation of elites through their cross-national socialisation, ‘political cultures’ still matter to such an important degree that they preclude, and probably will preclude for a long time, the very possibility of actually implementing the basic process and practices that ‘solidarity’ demands, under the now classi-cal institutionalised forms of ‘social protection’ (Barbier and Théret 2004).

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Un article écrit avec Dominique Méda et paru dans la revue EN3S

La durée de la crise qui nous touche, son étendue, ses conséquences sur notre société sont trop graves pour que la question de notre modèle français ne se pose pas. Tous les commentateurs sont partisans d’une forte rupture avec le système actuel et proposent en général d’aller vers un libéralisme à l’américaine. Mais les français peuvent-ils accepter de passer d’une solidarité collective, voulue chez nous depuis plusieurs générations, à un système de garanties individuelles assorties de l’égalité des chances, en laissant en même temps fonctionner les lois du marché sans amortisseur ?Nous ne le pensons pas, et nous estimons qu’il existe d’autres solutions, que nous décrivons en détail dans notre ouvrage « Faut-il brûler le modèle social français ? ». Nous allons présenter ici brièvement quelques-unes des idées que nous développons dans notre livre.

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Ce texte, introduit ici a été écrit par Stéphane Boujnah, co-fondateur d’EN TEMPS REEL. Il a été avocat au cabinet international Freshfields, puis conseiller au cabinet de Dominique Strauss-Kahn, ministre de l’Economie des Finances et de ‘Industrie. Au cours des dernières années, il a animé à Londres l’équipe fusions-acquisitions européenne de Credit Suisse First Boston Technology Group. Il a été co-fondateur de SOS Racisme en 1984.

AVANT-PROPOS

Il est une grave maladie intellectuelle qui frappe une grande
partie de l’expression politique française du moment. Cette maladie
consiste à considérer que tout ce qui est pensé et conçu en France a
nécessairement une portée universelle, alors que ce qui est pensé et
conçu en dehors de nos frontières serait nécessairement provincial.

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