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Ce texte est extrait de l’ouvrage: Le modèle social finlandais, écrit par Monika Biese et Alain Lefebvre, et publié aux Editions Liaisons.
Q : Le modèle social finlandais est-il réellement différent de celui de ses voisins nordiques ?
J.S. : En Finlande, nous sommes plus collectifs, notre modèle est plus universel, la composante occupationnelle, basée sur l’emploi, est moins présente, notamment dans le système de pensions. Nous avons aussi tendance à donner plus le choix aux gens Read the rest of this entry »
A signaler un nouveau numéro spécial de Liaisons Sociales Europe sur le modèle social finlandais, et sur le droit social de ce pays. En voici la présentation:
La réussite du modèle social finlandais, qui parvient à allier une économie hautement compétitive et une forte cohésion sociale, ne peut qu’inspirer les responsables français, tant au niveau de l’Etat que des partenaires sociaux. Si le Danemark a su exporter son modèle de flexicurité, la Finlande propose un système tout aussi performant et dont certains éléments sont facilement transposables en France. Ce numéro qui présente en profondeur le modèle social finlandais et son droit du travail, constitue une source d’inspiration tant pour l’administration, les acteurs de la protection sociale et du service public de l’emploi que pour les employeurs qui trouveront là les recettes ayant permis à la Finlande et à ses entreprises de faire face au vieillissement de la population active.
Éditions Liaisons
Collection : Numéros spéciaux Liaisons sociales Europe
Le droit de l’employé de s’absenter du travail pour prendre en charge un enfant ou pour d’autres raisons familiales est régi par la loi relative aux contrats du travail. Ce droit concerne les situations suivantes :
- congé de maternité
- congé de maternité spécial
- congé parental
- congé de paternité
- congé parental à temps partiel
- congé pour garde d’un enfant
- congé pour garde d’un enfant à temps partiel
- congé temporaire pour garde d’un enfant malade
- absence due à des raisons familiales Read the rest of this entry »
Ce texte, sous-titré: « Chaque élève est important », a été écrit par Paul Robert, Principal du collège Nelson Mandela de Clarensac (Gard), est à mon avis une des meilleures contributions que je connaisse à l’analyse du système scolaire finlandais et aux éléments de sa réussite. Merci!
Auréolée du prestige de ses résultats aux évaluation internationales PISA (Program for International Student Assessment) de 2000 et de 2003, la Finlande était pour moi depuis bientôt 6 ans le sujet d’interrogations persistantes auxquelles n’étaient pas parvenues à répondre les informations que j’avais pu glaner au fil des conversations ou des lectures. L’opportunité d’une visite d’étude du programme européen Arion, m’a permis de me rendre sur place en avril 2006. Read the rest of this entry »
Article paru dans Le Nouvelliste
Depuis que la Finlande se classe bonne première dans les enquêtes internationales en éducation, elle a développé un nouveau tourisme qu’elle appelle ” tourisme pédagogique “.
Plusieurs visites sont organisées et dernièrement, j’ai fait partie d’un groupe qui a pu visiter des écoles, poser des questions, écouter des propos et surtout, faire des observations. Read the rest of this entry »
Un article détaillé d’Alain Lefebvre sur la décentralisation en Finlande, préparé pour la revue Nordiques
Le développement de l’Union européenne a suscité de nombreuses études comparatives entre les pays qui la composent. La Commission européenne, qui dispose dans certains secteurs de prérogatives de nature réglementaire octroyées par les pays, notamment en matière de libre circulation des biens, des personnes et des services, a poussé dans d’autres secteurs au développement de ce qu’on appelle en jargon communautaire « méthode ouverte de coordination » Read the rest of this entry »
Le mouvement social
Les travailleurs finlandais ont commencé à s’organiser au milieu du XIXe siècle, dans la phase initiale de l’industrialisation du pays. Les premières associations de travailleurs ont été fondées dans les années 1850, mais c’est dans les années 1880 que ce mouvement a pris un véritable élan lorsque, entre autres, les typographes, les peintres, les tailleurs, les forgerons, les maçons et les cordonniers ont commencé à créer leurs propres syndicats. Read the rest of this entry »
(Sources : Unedic/Commission européenne)
Le programme NOSTE, lancé en 2003 par le Ministère de l’Education finlandais, en collaboration avec le ministère du travail et les partenaires sociaux, a pour objectif d’élever le niveau d’éducation et de formation de la population. Le but que s’est fixé le programme, mis en œuvre sur la période 2003-2007, était d’améliorer les perspectives de carrière et la satisfaction au travail des salariés, de réduire les pénuries de main-d’œuvre dues au départ à la retraite des générations de l’après guerre, d’augmenter la productivité et d’élever les taux d’emploi.
Les mesures offertes par le programme de formation NOSTE sont principalement destinées aux travailleurs âgés de 30 à 59 ans sans qualification ou aux personnes de 25 à 59 ans qui souhaitent compléter leur éducation de base. Il concernait donc, à priori, une population totale d’environ 380 000 personnes. Cependant, en raison de son coût élevé, seuls environ 50 000 personnes devraient en bénéficier d’ici 2007.
Le programme NOSTE met en jeu un grand nombre d’acteurs au niveau local à même de connaître les besoins du marché du travail et d’adapter la formation en conséquence : les fournisseurs de formation pour adultes ont mis en place des réseaux de coopération régionale comprenant 580 unités participantes (Centres de formation professionnelle pour adultes, Bureaux de l’emploi, associations, centres d’apprentissage, écoles d’enseignement secondaire, écoles populaires etc.) Les partenaires sociaux sont également intégrés à la démarche notamment pour inciter les salariés à accepter de se former.
Un plan de formation « sur mesure », c’est-à-dire construit à partir des connaissances et des compétences, est défini par le salarié, l’employeur et un formateur selon les besoins du travailleur cernés au cours d’entretiens préalables. La formation pratique se tient sur le lieu de travail alors que la partie théorique de la formation se déroule dans les centres de formations pour adultes.
Les cours sont organisés de la manière la plus souple possible pour ne pas décourager les intéressés. La formation, financée par l’Etat, est gratuite pour le salarié et son entreprise ; le salarié doit seulement s’acquitter des frais d’examen (environ 50 €) sanctionnant sa formation professionnelle ; l’entreprise continue de verser normalement le salaire du travailleur pendant la formation mais lorsque celui-ci doit prendre un congé formation non rémunéré il peut alors bénéficier d’une aide à la formation.
Le programme NOSTE s’adresse principalement aux travailleurs qui ont un emploi ; toutefois 5 % d’entre eux sont au chômage et relèvent des services de l’emploi, lesquels travaillent en coopération étroite avec les municipalités et les entreprises.
Pour en savoir plus, le programme NOSTE de la région du Savo.
La Finlande, pays d’ingénieurs, a une approche systémique et anticipatrice des problèmes : la politique de l’emploi n’est qu’un élément particulier d’une stratégie d’ensemble élaborée par l’ensemble des partenaires sociaux et économiques, sous la houlette d’un gouvernement qui est plus un chef d’orchestre que le compositeur. Et la stratégie adoptée en commun, en général avec l’accord unanime des partis qui la négocient avant passage au Parlement, est basée sur des travaux méticuleux d’anticipation qui touchent toutes les questions.
Une note de Marine Tondelier, écrite en décembre 2006
L’intérêt pour le système scolaire finlandais, décrit succinctement ici, provient des résultats finlandais au programme PISA de l’OCDE. Ce programme, mis en place par l’OCDE en 2000, a pour objectif d’estimer les résultats des apprentissages des étudiants de 15 ans en mathématiques, en sciences et en lecture. Tous les trois ans, 4500 à 10 000 étudiant de chaque pays de l’OCDE et de certains autres pays sont ainsi soumis pendant deux heures à des épreuves écrites dans leur propre école.
Déjà en tête du classement de l’enquête PISA 2000 qui avait évalué les connaissances de 250 000 élèves de 41 pays et avait essentiellement porté sur la maîtrise de la lecture, la Finlande a confirmé, lors de l’enquête PISA 2003, ses bons résultats en la matière, tout en améliorant ses performances en mathématiques et en science. Les élèves finlandais se sont en effet classés premiers en littérature, avec un score d’en moyenne 543 points, en distançant la Corée, qui s’est classée deuxième, de pratiquement 10 points. Ils ont en outre décroché la première place en Sciences, avec 548 points en moyenne par élève tandis que la moyenne pour l’OCDE était de 500 points. Les élèves Finlandais s’étaient pour finir classés deuxième en mathématiques, avec une moyenne de 544 points par élèves, derrière HongKong qui a obtenu une moyenne de 550 points.
Mais les excellents résultats de la Finlande ne sont pas seulement dus au fait que les étudiants finnois figurent en haut du classement dans chaque matière clefs. En effet, à cela s’ajoute que les différences de niveau entre les étudiants, les écoles et les régions étaient comparativement très faibles dans ce pays.
En attendant les conclusions de l’enquête PISA 2006, à laquelle ont pris part environ 58 pays durant les mois d’avril et mai dernier et dont les résultas sont attendus pour le début de l’année 2007, la Finlande accueille un nombre record de visiteurs venus du monde entier venus observer les particularités de son système scolaire. C’est ainsi qu’en 2005, l’Agence finlandaise pour l’Education a organisé 120 visites pour un total de 1200 visiteurs (soit deux fois plus que l’année précédente), qui ont pu assister à des conférences faites par des experts du système éducatif finlandais et visiter des établissements scolaires. Ces visiteurs venaient de plus de 30 différents pays, en particulier d’Allemagne et du Japon mais aussi de Grande Bretagne, de Hollande, de Chine et de Corée.
Cette note écrite par Asta Kurhila, Jussi Onnismaa, Heli Piikkila, Pentti Sinisalo et Raimo Vuorinen, a été présentée au deuxième symposium international sur les services d’orientation et les politiques publiques à Vancouver (Canada) les 5 et 6 mars 2001. Elle reste d´actualité, et peut inspirer l´évolution des services de l´emploi de nombreux pays.
Cette vue d’ensemble de la situation des services de consultation en Finlande n’aurait pu être obtenue sans la solide collaboration de professionnels et d’organismes très impliqués. Aussi, ce rapport a été compilé d’après les réponses fournies aux questions préliminaires posées en vue du Symposium par les personnes suivantes : Mme Anneli Tallqvist, du ministère du Travail, Mme Tarja Riihimaki, du ministère de l’Éducation, M. Juhani Pirttiniemi et M. Erkki Merimaa, du conseil national de l’éducation. Les personnes suivantes ont éga-lement collaboré à la préparation de ce rapport : Mme Hanna Boman et M. Mika Launikari, du Centre pour la mobilité internationale (Centre for International Mobility), Mme Liisa Tenhunen-Ruotsalainen, du Bureau d’information économique du groupe TAT (qui fait partie de la TT, la Confédération de l’industrie et des em-ployeurs finlandais), M. Reijo Paivarinta, de la SAK (organisation centrale des syndicats finlandais) et Mme Liisa Sointu, de l’Apaja Centre, à l’Université d’Helsinki, un modèle de services d’orientation et de recru-tement en milieu universitaire. Nous aimerions remercier ces personnes de leurs réponses. Les rédacteurs de ce rapport de la Finlande ont ajouté des exemples de collaboration en Finlande entre divers partenaires et ont entrepris de comparer les modèles de politiques publiques des services d’orientation adoptés en Finlande avec les prises de position de l’OCDE.
Modèles de politiques publiques concernant les services d’orientation en Finlande
En Finlande, les politiques nationales globales concernant les services d’orientation se décrivent comme un ensemble d’énoncés de politiques émanant de divers intervenants de l’administration centrale. Les principaux éléments sont fournis par le ministère de l’Éducation et le ministère du Travail. Dans les stratégies nationales actuelles en matière d’éducation, décrites ci-après, il y a de nombreux énoncés de politiques qui portent sur-tout sur une bonne orientation continue. Ainsi, la prestation du programme d’éducation à la carrière et des services d’orientation professionnelle au niveau secondaire et polyvalent sera évaluée cette année par le Conseil national de l’éducation et les services dispensés au niveau supérieur seront vérifiés par le Conseil finlandais d’évaluation de l’enseignement supérieur. De plus, le ministère du Travail est à redéfinir l’évaluation de ses services d’orientation. Dans les chapitres suivants, les énoncés de politiques de ces deux grands secteurs seront exposés.
Les principes généraux
Le licenciement peut être individuel ou collectif. Dans tous les cas, il doit être motivé. La motivation peut reposer sur la personne même du salarié ou résulter de la situation financière de l’entreprise.
En ce qui concerne les raisons liées à la personne, la faute professionnelle grave ou répétée, l’infraction aux règles ou à la législation notamment peuvent constituer un juste motif de licenciement, de même que des changements importants dans la capacité de l’employé d’accomplir ses tâches. En revanche, la participation à une grève, l’opinion politique ou l’orientation religieuse, l’affiliation à un syndicat, la maternité ou la maladie (sous certaines conditions), ne peuvent en aucun cas justifier un licenciement.
Le recours au travail temporaire est relativement peu répandu en Finlande par rapport à certains autres pays européens même si cette forme d’emploi s’est développée rapidement ces dernières années. Parmi les acteurs internationaux entre autres Manpower, Adecco et Olsten se sont implantés en Finlande. Il n’existe pas de statistiques officielles sur le travail temporaire mais selon des estimations environ 1,2 % de la population active travaille dans ce secteur. Traditionnellement le travail temporaire a surtout été utilisé dans le travail de bureau, dans le secteur des services, tout particulièrement dans la restauration, et dans la construction. Au cours des années 1990 le travail temporaire s’est toutefois étendu à de nombreux autres secteurs professionnels. Cette tendance a donné lieu à des préoccupations concernant les droits et les conditions de travail des travailleurs temporaires et des amendements ont été faits dans la loi sur les contrats de travail et la loi sur la sécurité au travail afin d’améliorer la position de cette catégorie d’employés.
Il s’agit des mesures importantes et innovantes pour l’emploi prévues au budget 2007 présenté au début du mois de septembre dernier . Ce dernier est établi sur la base d’une croissance qui à 3.0 % (à rapprocher des 5.1 % attendus pour 2006), d’un taux d’emploi qui dépasserait 69 % (68,8 % en 2006) et d’un taux de chômage à 7.4 % (7.7 % fin 2006), et prévoit un excédent budgétaire voisin de 3 % du PNB, avec une réduction de la dette publique qui passerait de 35.8 à 34.4 % du PNB. Read the rest of this entry »
