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A signaler un rapport sur les prestations et services d’accompagnement des demandeurs d’emploi en Suède, préparé en collaboration entre Nicolas Grivel, membre de l’Inspection générale des affaires sociales, et Nathalie Georges et Dominique Méda, membres du Centre d’études de l’emploi. Vous trouverez ici l’introduction, le plan du rapport et le lien vers le rapport de la Documentation francaise. Read the rest of this entry »
Les analyses relatives à la flexicurité danoise insistent en général sur le niveau d’indemnisation du chômage pour justifier le sentiment de sécurité des salariés danois. Certes, le système d’assurance chômage est protecteur, même si, comme nous l’avons vu, il protège seulement 75 à 80% des personnes au travail et si son système de plafonnement entraîne une perte pour les salariés les mieux payés. Mais le système d’assurance chômage n’est qu’un élément parmi d’autres d’un modèle social étendu et efficace, qui joue certainement un rôle déterminant dans le sentiment de sécurité danois.En effet, les Danois bénéficient, de leur naissance à leur mort, d’une couverture sociale particulièrement étendue. En 2003, 2,2 millions de personnes touchaient une allocation, pour une population de 5,3 millions d’habitants. De plus, de nombreux Danois profitent de services en nature de leur municipalité: en effet, contrairement à nombre d’États, le système social danois est plus un système de services que d’allocations.
Organisation du système
L’assurance chômage est un système facultatif administré par 33 caisses de chômage privées agréées par l’État. Elles couvrent environ 2,4 millions de membres pour une population active de 2,86 millions d’habitants, ce qui représenterait plus de 83% de la main-d’œuvre. Mais, en réalité, le taux de couverture est plus proche de 75% si l’on tient compte du fait que les préretraités, qui relèvent de l’assurance chômage, comptent parmi ses membres.
Les caisses (A-kasse) sont des associations privées regroupant des salariés ou des indépendants, et leur objectif unique est d’assurer une assistance économique à leurs membres en cas de chômage. Historiquement, il s’agissait de caisses liées aux syndicats, même si elles étaient en principe indépendantes et s’il était possible d’en bénéficier sans être membre d’un syndicat.
Le présent document est un extrait d´un ouvrage paru dans un fascicule spécial de la revue ” Liaisons Sociales Europe”
(site web de Liaisons Sociales Europe)
Les défenseurs du modèle danois évoquent souvent parmi ses atouts la flexibilité de l’emploi, l’importance accordée à la formation professionnelle et le niveau d’indemnisation du chômage. Mais une telle analyse serait incomplète sans évoquer le fonctionnement des différents services de l’emploi, qui présentent des caractéristiques originales et intéressantes.
Le Danemark dispose d’un service public de l’emploi dont le fonctionnement n’est pas très éloigné de ce qui existe dans le reste de l’Europe. Mais ce service a la particularité d’offrir l’essentiel de ses prestations aux demandeurs d’emploi indemnisés, selon le dispositif fixé par les partenaires sociaux.
Par ailleurs, et c’est une originalité danoise, il existe des services municipaux de l’emploi disposant d’outils perfectionnés et de moyens considérables qui prennent en charge avec les services sociaux toutes les personnes qui ne sont pas couvertes par le système d’indemnisation du chômage.
Cela permet d’éviter, à l’échelon local, la dichotomie entre la prise en charge sociale et la réinsertion sur le marché du travail et, plus généralement, de faire en sorte que l’emploi soit au centre des politiques d’insertion sociale.
Le système actuel est en cours de réforme, les deux dispositifs font l’objet d’une fusion. Cette réforme mérite elle aussi une analyse détaillée.
